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Sábado, 1 de Octubre, 2022

Líderes haitianos reaccionan contra RD por decisión Gobierno de prohibir ingreso Claude Joseph

Liné Balthazar, consideró “intolerante” que el gobierno dominicano vincule al ex canciller Claude Joseph con las pandillas haitianas

El presidente del Partido Haitiano Tèt Kale, Liné Balthazar, consideró “intolerante” que el gobierno dominicano vincule al ex canciller Claude Joseph con las pandillas haitianas y pidió a Estados Unidos que intervenga “para restablecer la situación”.


“No entiendo que el nombre de un representante de mi país se asocie con los de los líderes de pandillas, es intolerable”, dice el dirigente político haitiano en un mensaje publicado este viernes.


Y agrega: “Recomiendo al Estado haitiano, a través del Ministerio de Relaciones Exteriores, que tome medidas con el gobierno dominicano para restablecer la situación”, exigió Balthazar.


Advirtió que “el Estado debe actuar porque nada impide que lo que le pase a Claude Joseph les pase a quienes dirigen actualmente”.

Red Nacional por la Defensa de los Derechos Humanos


Por su parte, el director ejecutivo de la Red Nacional por la Defensa de los Derechos Humanos (RNDDH) dice “que le cuesta entender el odio de los dominicanos hacia Claude Joseph”.


“Aunque Claude Joseph fue primer ministro interino durante la administración del presidente Moïse durante la cual hubo muchas violaciones de derechos humanos, nunca hubo un archivo que revelara alguna relación del Sr. Joseph con bandidos.


“Ponerlo en una lista con líderes del G-9 y del G-Pèp es un incidente grave”, lamentó Pierre Espérance argumentando que el problema de los dominicanos es la posición de Claude Joseph en relación al comportamiento desplegado contra los haitianos”.

Ex senador


El exsenador de Artibonite Youri Latortue condenó con el mayor rigor la decisión del Estado dominicano.


El exparlamentario, quien subrayó sus diferencias políticas con el excanciller, declaró que el decreto es repugnante.


“Como ex primer ministro interino, no podemos aceptar que el nombre de Claude Joseph aparezca en esta lista junto con los de los líderes de las pandillas. Es una afrenta”, criticó Youri Latortue, pidiendo al Estado haitiano que corrija esta situación lo antes posible.


Por su parte, el exdiputado Abel Descollines consideró que el gobierno haitiano no debe permanecer indiferente ante tal decisión. “Es una decisión que puede contribuir a empañar la imagen y reputación de Haití.


En el marco de las relaciones diplomáticas entre las repúblicas, el gobierno debe llamar al canciller dominicano para aclarar y remediar esta afrenta”, deseó el exparlamentario.


El representante del Colectivo de Exdiputados (CADOA), sin embargo, expresó reservas sobre las primeras reacciones del afectado.


“Tomar tal decisión con honor y orgullo es demasiado fácil para mí. Es una decisión del Estado dominicano y que va en perjuicio de la nación haitiana. Si Claude Joseph no tiene nada que reprocharse, debe apelar ante la Corte Interamericana de Derechos Humanos”, sentenció Abel Descollines.


“Tengo prohibido el ingreso a República Dominicana porque defiendo a Haití y a los haitianos, porque combato el antihaitismo primario contra mis compatriotas y porque me opongo al plan de los líderes dominicanos de hacer de Haití el vertedero de República Dominicana”. escribió el Sr. Joseph en su cuenta de Twitter.

La versión creole

Claude Joseph et des chefs de gangs interdits d’entrée en République dominicaine : les premières réactions.


La décision du président dominicain Luis Abinader d’interdire à l’ancien Premier ministre par intérim Claude Joseph et 12 chefs de gangs haïtiens l’entrée sur le sol dominicain provoque des remous dans la société haïtienne. Des acteurs qui ont clairement exprimé leurs divergences politiques avec l’ancien ministre des Affaires étrangères, ont condamné cet « incident grave » et demandé à l’Etat haïtien d’agir en conséquence.


« Je ne comprends pas que le nom d’un représentant de mon pays soit associé à ceux de chefs de gangs, c’est intolérable. Je recommande à l’État haïtien, à travers le ministère des Affaires étrangères , d’intenter une action auprès du gouvernement dominicain pour rétablir la situation », a exigé Liné Balthazar, président du Parti haïtien Tèt Kale, intervenant sur Magik9 le jeudi 8 septembre 2022. « L’État se doit d’agir parce que rien n’empêche que ce qui arrive à Claude Joseph n’arrive à ceux qui dirigent actuellement », a prévenu Liné Balthazar, qui n’a pas caché ses divergences politiques avec l’ancien Premier ministre par intérim.


Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) dit avoir du mal à comprendre la haine des Dominicains envers Claude Joseph. « Bien que Claude Joseph était Premier ministre par intérim sous l’administration du président Moïse au cours de laquelle il y a eu beaucoup de violations des droits humains, il n’y a jamais eu de dossier révélant une quelconque relation de M. Joseph avec des bandits. Le placer sur une liste avec des chefs de G-9 et G-Pèp est un incident grave », a déploré Pierre Espérance au journal, soutenant que le problème des Dominicains est la position de Claude Joseph par rapport au comportement affiché contre les Haïtiens.


L’ancien sénateur de l’Artibonite Youri Latortue a condamné avec la dernière rigueur la décision de l’État dominicain. En interview au journal, ce jeudi, l’ancien parlementaire, qui a souligné ses divergences politiques avec l’ex-chancelier, déclare que le décret est révoltant. « Comme ancien Premier ministre par intérim, on ne peut pas accepter que le nom de Claude Joseph figure sur cette liste à côté de ceux des chefs de gangs. C’est un affront », a fustigé Youri Latortue, demandant à l’État haïtien de corriger cette situation le plus vite possible.


De son côté, l’ancien député Abel Descollines a estimé que le gouvernement haïtien ne doit pas rester indifférent à une telle décision. « C’est une décision qui peut contribuer à ternir l’image et la réputation d’Haïti. Dans le cadre des relations diplomatiques entre les républiques, le gouvernement doit appeler le chancelier dominicain pour clarifier et remédier à cet affront », a souhaité l’ancien parlementaire.


Le représentant du Collectif des anciens députés (CADOA) a toutefois exprimé des réserves sur les premières réactions du concerné. « Prendre une telle décision avec honneur et fierté est pour moi trop simple. C’est une décision de l’État dominicain et qui porte préjudice à la nation haïtienne. Si Claude joseph n’a rien à se reprocher, il doit faire recours devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme », a jugé Abel Descollines.


« Je suis interdit d’entrer en République dominicaine parce que je défends Haïti et les Haïtiens, parce que je combats l’anti-haïtianisme primaire à l’encontre de mes compatriotes et parce que je m’oppose au projet des dirigeants dominicains de faire d’Haïti le dépotoir de la République dominicaine », a écrit M. Joseph sur son compte Twitter.
Version lenouvelliste.com

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